Comment apprendre à dire non sans culpabiliser?
Pourquoi le non reste coincé
Vous savez que vous auriez dû refuser. Vous l’avez su pendant que vous disiez oui. C’est une situation que je rencontre très souvent.
Le non reste coincé pour des raisons concrètes : la crainte de décevoir, la peur du conflit, l’idée qu’on va vous trouver égoïste, ou simplement le fait de ne pas savoir comment formuler les choses sur le moment. Le oui, lui, est immédiat et il fait disparaître le malaise tout de suite.
La culpabilité qui suit un refus n’est pas non plus une preuve que vous avez mal agi. Chez beaucoup de gens, elle apparaît simplement parce que refuser est nouveau. Elle est inconfortable, elle n’est pas un verdict.
Des repères concrets au quotidien
Achetez-vous du temps. « Je te reviens demain » est une phrase complète et elle change tout. La plupart des oui regrettés sont donnés dans les cinq secondes.
Préparez ensuite une formulation simple, sans plaidoirie. « Je ne serai pas disponible pour ça » suffit. Plus vous ajoutez de justifications, plus vous ouvrez la porte à la négociation et plus vous vous fatiguez.
Acceptez enfin que l’autre puisse être déçu. C’est la partie la plus difficile. Vous n’êtes pas responsable de faire disparaître toutes les déceptions autour de vous.
Ce qu’un accompagnement peut apporter
Poser ses limites est une habileté, et une habileté, ça se travaille très concrètement.
En séance, nous prenons une situation réelle qui s’en vient. Nous clarifions ce qui vous convient et ce qui ne vous convient plus, nous cherchons les mots, puis vous l’essayez dans la vraie vie. Nous revenons ensuite sur ce qui s’est passé et nous ajustons.
S’affirmer ne veut pas dire imposer. C’est apprendre à prendre sa place sans avoir à enlever celle de l’autre.
Quand un autre type de soutien devient nécessaire
Si dire non vous expose à des représailles, à de l’intimidation ou à de la violence, il ne s’agit plus d’une question d’habileté relationnelle. Adressez-vous à une ressource appropriée, à un professionnel habilité ou à un service d’aide qui pourra évaluer la situation avec vous.
Pour aller plus loin
Cet article est éducatif et ne remplace ni une évaluation ni un suivi professionnel. Source de référence : Gouvernement du Québec — Info-Social 811.