Comment écouter les messages de nos émotions?
Une information avant d’être un problème
Nous avons appris très tôt à classer les émotions en bonnes et en mauvaises. Les bonnes, on les garde. Les mauvaises, on les fait taire ou on les explique jusqu’à ce qu’elles disparaissent.
Pourtant, une émotion transmet d’abord une information. La colère parle souvent d’une limite dépassée. La tristesse, d’une perte ou d’un manque. La peur, d’un risque perçu, réel ou non. L’ennui, d’un besoin de sens.
Écouter ne veut pas dire obéir. Vous pouvez reconnaître que vous êtes en colère sans envoyer le courriel tout de suite. C’est justement l’espace entre les deux qui rend le message utilisable.
Des repères concrets au quotidien
Commencez par le corps. Comme ostéopathe, je constate régulièrement que les gens sentent quelque chose bien avant de pouvoir le nommer : une gorge serrée, un ventre noué, des épaules qui remontent, un souffle plus court.
Prenez trente secondes pour poser trois questions simples : qu’est-ce que je sens dans mon corps en ce moment, qu’est-ce qui vient de se passer, et de quoi cette émotion pourrait-elle me parler?
Élargissez aussi votre vocabulaire. Beaucoup de gens n’utilisent que « stressé » et « correct ». Entre les deux, il y a déçu, inquiet, agacé, soulagé, débordé, touché. Plus le mot est juste, plus le message devient clair.
Ce qu’un accompagnement peut apporter
En ostéopathie, le travail corporel et la respiration peuvent aider à repérer où la tension s’installe et à retrouver un peu de calme.
En coaching, nous allons plus loin : qu’est-ce que cette émotion vous indique sur ce que vous voulez, ce que vous acceptez encore et ce que vous voudriez changer? Puis nous transformons cette information en quelque chose de concret. Une conversation à avoir, une limite à poser, une décision à prendre.
Quand un autre type de soutien devient nécessaire
Des émotions très intenses, une détresse qui dure, une impression de ne plus rien ressentir ou des idées noires demandent un accompagnement professionnel. Parlez-en à votre médecin ou composez le 811, option 2, pour joindre un intervenant psychosocial.
Pour aller plus loin
Cet article est éducatif et ne remplace ni une évaluation ni un suivi professionnel. Source de référence : Gouvernement du Québec — Info-Social 811.